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Grazou

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2005/12/15

La sieste

Instaurée par les Romains, la sieste (du latin sixta hora) leur permettait de faire une pause après six heures de dur labeur et de mieux appréhender les six heures qui suivaient. Ils distinguaient trois sortes de sieste…

Meuh nan, t’inquiète pas copain, je vais pas te dresser un historique de la sieste… Moi, je veux juste te parler de cet instant que j’adore et qui est celui où je laisse derrière la porte de ma chambre enfants, mari, téléphone, et autres zigwigwis pour m’allonger et poser ma tête sur un oreiller moelleux…

Les rideaux tirés, mais pas trop (très important le rai de lumière pour apprécier la facture et les couleurs du tableau épinglé en face de ton lit et pour avoir encore plus cette sensation de chaud et de bien-être)…

Car il ne faut pas s’endormir tout de suite. Non ! Non ! D’abord, prends le temps de remonter la couette jusque sous le menton, mais pas plus haut, imprègne-toi du calme et de la chaleur et de la poésie qui règnent dans ta chambre.

Pense à toutes ces minutes qui s’offrent à toi et que tu vas pouvoir consacrer à… dormir ! Mmm, quel bonheur !

Et puis, très important aussi : pense que dehors, il fait très chaud, c’est insoutenable et toi, t’es trop bien à l’ombre et au frais ; ou bien pense qu’il gèle et là, alors là, t’es trop trop bien sous la couette - qu’à présent, tu peux remonter au-dessus des oreilles - Et enfin, ferme les yeux.

Et quand tu te réveilles, le must, ce sont des tartines grillées, beurrées, et un bon chocolat chaud !

Inspiration

Aujourd’hui, je voudrais te parler de cette chose abstraite et indomptable qu’est l’inspiration.

Qu’est-ce qui fait qu’un jour, un flot d’idées prend d’assaut ton cerveau et qu’un autre jour, misère, impossible de penser à quoi que ce soit de plus fun que ton p’tit dernier qui tousse ou encore ta coupe de cheveux laissée à Désiré.

Et alors, ça devient frustrant. Angoissant. Oui. Car tu es impuissant dans cette quête d’idées : tu ne peux te rendre aux halles du coin et faire ton p’tit marché… Bonjour, euh, est-ce qu’il vous reste de l’inspiration, j’en voudrais bien 2 ou 3 kilos, s’il vous plaît ! Tu ne peux la héler, l’inspiration, ni lui demander de revenir parce que primo, tu ne sais où la trouver, et que secundo, si tu le savais, tu ne serais pas en train de lui courir après… Hé ho, créativité, reviens ! Je suis un peu mal, là, tout de suite, ça fait quelques jours que je n’ai pas écrit de billet, mes blogamis vont s’en aller… Y a quelqu’un ?

Eh bien non, il n’y a personne ! Te v’là tout seul avec tes soupirs, face à ton clavier (d’abord, l’angoisse de la feuille blanche, c’est pas moi qui l’ai inventée !) et pas un pleupleu pour te guider. La morale de cette histoire, c’est que n’est pas artiste qui veut. Aucun rapport avec la choucroute, comme-on-dit, si ce n’est que l’artiste et moi, on est mal barrés

2005/12/12

Je n'ai pas le temps

Bon ben moi, je n'ai pas le temps.
D'ailleurs, je me fais souvent penser au petit lapin blanc d'Alice au pays des merveilles qui court après les secondes, s'affole de son retard et n'a jamais une minute pour Alice (ni pour qui que ce soit d'ailleurs).
Je suis à peine levée que je sais déjà que je n'aurai pas assez de ma journée pour tout faire.
Bon, il faut dire que sur les 24 heures qui font ma journée, 8 heures au moins sont consacrées à Morphée et 2 autres à Piti Morphée si j'ai l'occasion de faire une sieste... Ah la sieste ! Il faudra que je te parle de la sieste, j'ai tant à te dire sur cette sixta hora ! Mais je m'égare...
Je te disais donc que je n'ai pas le temps.
Ce que je voudrais, moi, c'est qu'après ma journée métro-boulot, il me reste encore de longues heures pour décrasser les petits nains, faire une partie de dada avec eux et aussi préparer un bon repas qui glougloute, et faire un 'ti câlin devant un bon dessin animé et un gros dans le lit avant la nuit. Et qu'il en reste encore pour ranger et nettoyer et repasser et que tout le monde soit beau et propre le lendemain. Et encore du temps pour cocooner. Et encore du temps pour dormir... Et je te parle même pas donner un peu de ce précieux temps !
Mais quand la boucle est bouclée, il est trop tard pour tous ces verbes en "er" et je suis vannée.
2005/12/6

Trucculandises

Voici venue sur nos ondes hertziennes la période des bilans ou, comme dirait l'autre, des "best of". Alors j'ai eu l'idée de re-publier pour toi quelques morceaux choisis parmi les billets que j'ai pu écrire cette année ; j'espère que tu seras content de les découvrir ou, tout simplement, de les relire...

Nostalgie

Je suis une grande nostalgique. Ce n’est pas une découverte, c’est un constat. D’ailleurs, lis plutôt et tu jugeras de mon cas ensuite.

Je suis nostalgique de mes 15 ans (et je n’en ai même pas 35 !), du lycée, de ma grande bande de copains (dont deux déjà ne sont plus), du rock alternatif, des crêteux, des corbeaux, de la légèreté, de l’insoumission et de la fantaisie.

Je suis nostalgique de la Mano et des Négresses, de Peter Murphy et des Noir Dez, des concerts que tu fais le crâne rasé parce que t'as raté ta coupe de cheveux (et qu’aller chez le coiffeur, c’est beauf et c'est trop cher), des cheveux brûlés par une clope alors que tu es censé ne pas fumer, des sens interdits bravés à motobylette, du riz gluant de Jérémie parce que tu préfères bien boire que bien manger, et que, chez tes parents, bien manger, tu sais faire.

Je suis nostalgique de mes cours de math, ceux-là mêmes qui m’ont tant fait souffrir (ma tête en fume encore), des cours de littérature qui m’ont permis d’approcher Albert (Camus) et de disséquer des vampires (alors même que je n’ai jamais été capable de disséquer une grenouille ou un calamar).

Pour tout te dire, je suis même nostalgique de la petite ardoise de l’école primaire que tu brandis au signal avec inscrit dessus le résultat de l’opération 3+2… (Ça fait 5).

Mon cas n’est cependant pas désespéré  Oui, il y a bien deux petites choses qui ne me rendent pas nostalgique : ce sont mes deux petits bouts. Parce que chaque jour, avec eux, c’est mieux que le jour précédent  [C’est tout moi]

 

Portrait

Le Manu est une espèce... Encore que n’ayant jamais rencontré d’autres Lui que lui, je ne suis pas bien sûre de pouvoir parler d’espèce.

Le Manu prend un an de plus aujourd’hui mais ça ne se voit pas car le Manu a les cheveux gris depuis 10 ans déjà et se comporte tel un enfant de 3 ans. Ou un petit vieux de 103 ans.

Parce que je ne t’ai pas encore dit, mais le Manu est mou. Mais mou ! D’ailleurs, t’as qu’à aller sur le site de Jer, il le dit lui aussi, ce qui prouve que son aspect mollasson est de renommée internationale. Le Manu est chiant. Il t’appelle toujours à 9 heures le dimanche matin quand tes enfants dormiraient jusqu’à 10, juste parce que lui, il est réveillé.

Le Manu te donne l’impression de ne rien comprendre, mais en fait, c’est qu’il n’a rien écouté, il ne pense qu’à parler. Car le Manu est bavard. Et le Manu a un esprit de contradiction aussi, mais ça, il n’y peut rien, son papa est comme ça.

Soyons honnêtes, le Manu a aussi des qualités. Ainsi, le Manu n’est pas difficile à occuper : une petite bédé et un paquet de chips et il te laisse tranquille. Le Manu est gentil, généreux et aux petits soins pour ses amis. Le Manu sait faire des enfants, la preuve il en a 3. Le charme du Manu, tout comme sa lenteur, est de renommée internationale, la preuve il a su séduire la maman de ses 3 enfants qui est suédoise.

Et, last but not least : le Manu est fidèle. Normal, c’est le meilleur ami de l’homme ! [C’est la vie]

 

Vivre avec les morts

Sais-tu comment plomber une atmosphère ? J’ai testé pour toi. Aujourd’hui, à l’heure du déjeuner. Hihihi.

J’ai ouvert la bouche et prononcé - Le - mot, celui qui commence par un « m » et qui finit par un « t », celui qui occupe une colonne entière dans ton Petit Larousse et dont la seule définition te fait frémir (je cite : « cessation complète et définitive de la vie »).

Ce n’est pas un mot ordinaire, tu ne le retrouves pas dans les programmes politiques ni dans les manuels scolaires et encore moins au café du coin ! Ce mot, si tu l’entends, il entre par une oreille et tu le fais vite ressortir par l’autre, et si d’aventure tu le vois… Non, tu ne le vois pas parce que tu te débrouilles pour l’éviter. Ce mot, donc, t’évoque sans doute les citrouilles, les bonbons acidulés ou encore les serviettes en papier avec les jolis fantômes dessus – ce qui est toujours mieux, je te l’accorde, que l’image lugubre que tu pouvais en avoir avant le boum commercial d’Halloween en France, je m’explique : l’image du 1er novembre, fête de tous les Saints, parce qu’une fête pour les morts (oh zut, je l’ai dit !), ça ne peut être qu’une fête pour des saints…

Mais fêtes-tu vraiment ceux que tu as perdus ? A mon humble avis, dans notre société occidentale, on ne peut pas fêter les morts ; d’ailleurs, tout ce qui a trait avec eux revêt un aspect négatif : on va te parler des disparus, des regrettés, de ceux qui s’en sont allé, mais pas du gentil pépé qui dort au cimetière d’à côté ou encore du vilain voisin qui fait de l’engrais pour les plantes (oui, bon, ça va, humour humour)… J

e déplore que le monde des morts et notre monde soient ainsi séparés. Je voudrais tant que la conception de la vie soit autre, que l’on puisse vivre avec nos morts, qu’on les intègre à notre quotidien et que la mort ne nous paraisse plus aussi sordide, aussi effrayante. Je voudrais me persuader que la mort est naturelle et que laisser ses proches derrière soi n’est pas si terrible.

Euh, je crois que je viens de plomber mon blog, là. [C’est la vie]

 

Les soldes

Pourquoi suis-je née un 24 juin ? Vraiment, ou bien mes parents n'avaient que faire de la déontologie "modesque", ou bien ils vouaient une admiration à Jean-Baptiste et aux feux de camp, mais ce qui est sûr, c'est qu'ils n'ont pas assuré un cachou... Que je naisse à cette date, juste avant les soldes, et juste en fin de mois... C'était fatalement générateur de frustrations !!!

Détaillons un peu la situation : en tant que personne de sexe féminin, avec un faible (elle est bonne celle-là) pour le shopping, j'ai beaucoup de mal à ne pas dépenser l'argent - là, tout de suite, immédiatement, sur le champ - que les personnes qui tiennent un tant soit peu à moi ont versé à l'occasion de mon anniversaire (merci p'pa, merci m'man, merci mamie). Quoi de plus naturel que de vouloir se faire plaisir le jour de son anniversaire, surtout quand on attend ce jour depuis le 25 juin de l'année précédente ?

Et, inévitablement, je craque. Je craque malgré les conseils (tu devrais attendre, pourquoi acheter aujourd'hui à 60 € ce que tu auras dans une semaine à 40 ?), les mises en garde (tu vas le regretter, chaque année tu pleures...), les jugements (c'est puéril de ne pas savoir patienter) et tutti quanti. J'achète. Et là, je suis gagnée par le remords avant même d'avoir "commis" mon achat, je reste perplexe face au montant des deux chèques reçus qui ne constitue, au total, qu'un maigre acompte au regard de tout ce dont j'ai besoin (il faut dire que cela fait onze mois que je liste) et, bien évidemment, quelques heures ou quelques jours plus tard, s'ajoute à cela la Grande Frustration : je n'ai plus un euro pour les soldes...

Et il se trouve que la petite jupe blanche, là, en lin, soldée à 40 %... C'est vraiment une affaire, cette jupe, le prix est alléchant, et... elle me va comme un gant (bien entendu, je l'ai déjà essayée) ! Alors là, véritable dilemme : ou bien je repose la jupe sur son cintre et la replace dans son rayon, ou bien je fais un chèque qui, avec un peu de chance, ne sera débité que dans quelques jours... Je vous l'ai dit... si, si, plus haut... J'achète ! [C’est tout moi]

 

Les kermesses

Aujourd'hui, je voudrais me lâcher sur les kermesses et, plus particulièrement, sur les dessous de ces "fêtes" organisées pour nos chères têtes blondes (ou pas blondes, d'ailleurs... Tiens, il faudra que je me penche sur la question : d'où vient cette expression ?).

Mais revenons à nos moutons. En cours d'année, le directeur de l'école a fait passer aux parents une feuille leur demandant de bien vouloir s'inscrire à l'un ou l'autre des stands (je dirais plutôt galères) de la kermesse qui se tiendrait le 17 juin. Le texte était enthousiaste, comme pour communiquer un peu d'exaltation aux parents un brin désabusés.

Moi, j'avais déjà testé la pâtisserie l'année dernière, j'avais cuisiné deux cakes aux olives (dont je raffole) et que je n'avais pas eu l'occasion de goûter, ni autre chose d'ailleurs, terminant ma journée de boulot à 20 heures. Cette année, j'ai proposé mon aide (je culpabilisais de ne pas le faire, allez savoir pourquoi) à la mise sous enveloppe des billets de loterie, pensant cacheter les enveloppes bien tranquillement dans mon canapé, devant un bon film.

Je ne sais par quel hasard j'ai été invitée à un cinq-à-sept tout ce qu'il y a de plus "moral", un mardi, pour emballer des lots (des centaines de lots !) avec d'autres mamans. Nous étions cinq. Comme souvent dans ces mini-assemblées, il n'est pas difficille de brosser le portrait-type de chaque membre... Il y avait la cheftaine et ses encouragements "alors là, on déchiiiire ce matin, l'année dernière il nous a fallu troâ jours et troâ nuits pour faire ça à deux", il y avait la louve et son parler à la Béatrice de Montmirail, s'adressant aux trois jeannettes composées de deux représentantes de parents d'élèves, l'une très comme il faut avec sa petite voix et son tailleur marine, et l'autre très masculine, qui voulait que ça avance et qui faisait n'importe quoi... et moi.

Après cette "délirante" matinée, je suis repartie chez moi avec un certain nombre de lots à empaqueter (encore), destinés ceux-là aux gagnants de la pêche à la ligne. Le lendemain matin, j'ai emmené les enfants à l'école, toute à l'idée de mon exploit de la veille, un gros sac au ventre rebondi, débordant de petits paquets roses et bleus, emballés par mes soins... Ouf. C'était terminé. Fin de la mission.

Je suis revenue le soir récupérer mes petits bouts et là, ô stupéfaction, une autre invitation, pour un sept-à-huit cette fois, pour la tenue d'un stand le jour de la kermesse. Et là, j'évalue le nombre d'enfants scolarisés dans cette école, je multiplie par le nombre approximatif de parents (1,25 si j'enlève les divorcés, les morts, les désolé-vraiment-pas-possible)... Et là je dis, enfin j'écris, en GROS et en rouge, MERDE. [C’est la vie]

2005/12/4

Le vélo

Je sors une tête, vite fait, je dois passer à la pharmacie. Je ne suis pas seule, mes deux boulets sont pendus à mes basques. Ils veulent aller à vélo, oui, pas de problème, je suis une mère cool... Open, la maman.
Zut, il fait déjà nuit, et en plus il pleut. C'est pas grave, on remonte les cols et les capuches. Les trottoirs sont plein de trous et de bosses - il y a toujours des travaux - et ils penchent - les bateaux, tu connais, les bateaux ? - et là, une première gamelle. Deux pédaliers plus loin, deuxième gamelle. C'est pas grave, je gère. Et puis ça se complique. Il y a beaucoup de monde un samedi soir en ville. Il faut circuler entre les piétons, descendre de vélo pour traverser, remonter sur le vélo après la traversée...
C'est bizarre, je me sens fatiguée, d'un seul coup. Ce ne devait être qu'un aller-retour rapido à la pharmacie, ça se transforme en training pour commando. J'ai l'impression de m'être fait eue, moi...
Une fois ma course faite, je repars pour mon parcours du combattant. J'ai un vélo à chaque main, circuler devient trop difficile. Je regrette à ce moment précis de n'être pas sourde, j'entends une petite voix demander : "C'est quand qu'on fait du vélo, maman ?". Arghhh.
Avale ta salive, Grazouille, respire un grand coup. NON MAIS TU RIGOLES, je ne demande que ça que tu fasses du vélo, cela fait deux heures que je m'éreinte à le porter ton vélo !
Et voilà comment te faire une petite montée de stress : tu pars pour une petite course au coin de la rue et tu te retrouves les bras chargés de kilos de ferraille rose et bleue, ton sachet de médicaments entre les dents - que la rage te permet de garder bien serrées d'ailleurs - et tu fumes, tu boues, tu crèves jusqu'à ton home. Ha ! J'oubliais l'ingrédient principal de cette montée de stress : tes enfants ! 

En tête à tête... avec moi-même

C'est toujours pareil.
Quand mon homme file voir un pote, au début du commencement je suis ra-vie. Chouette chouette, me dis-je, une soirée pour moi toute seule ! Bon débarras.
Et puis, quand il s'en va, pour commencer, j'ai une boule dans la gorge, il me semble qu'il s'en va pour une semaine. Mais je positive, je pense au soir où je coucherai les enfants à 20 h30, pas une minute de plus, et où je m'allongerai dans le canapé, ahhh, comme je serai bien.
Sauf que je n'arrive pas à coucher les enfants à l'heure dite, que je me laisse carotter d'une bonne heure et que, quand ils sont enfin couchés, je me dis que j'ai le temps, je me lance dans les comptes, le repassage, je prends une longue douche et, lorsqu'enfin je décide de me poser, il est... 23 H 00. Gloups.
Je zappe sur un bon vieux programme de fille, une bonne élection de miss, et, quand c'est fini, à minuit, je m'en veux d'avoir regardé une émission aussi pouet pouet.
Et là, j'ai ma bonne vieille boule dans la gorge qui revient : ouiiiiiiiiiiiiin, chuis toute seule !!! Oh et puis tiens, je vais me coucher, ça m'empêchera de trop penser.
 
2005/11/30

Vive le vent vive le vent

Samedi dernier, il a neigé !
 
Contente, la grazouille, chouette chouette que c'est joli que c'est joliiii !!
 
Contents les enfants, et va-z-y qu'on fait des boules et des boules et qu'on se marre un bon coup.
 
Sauf que la neige, qui ne devait que pointer son nez, eh bien, elle s'est installée, elle a continué à tomber, à balancer ses flocons de coton.
 
Et les enfants, ils ont continué à jouer.
 
Et moi, j'ai commencé à penser : bon, premièrement, restituer nos livres à la bibliothèque ; deuxièmement, foncer chez le boucher, on a du monde à la maison ce soir ; troisièmement... 
 
Bing. Premier impact dans le dos. Hé hé. Bang. Deuxième impact, les enfants sont morts de rire. Hum hum. Respire un bon coup la grazouille, t'es une mère cool, pfffffffiiiiiiiiiiouuuuuuuuu. Bong. Troisième impact, RHHAAA PUTAIN DE MERDE ELLE VA S ARRETER DE TOMBER CETTE NEIGE ! 
 
On est au plus fort de la "tempête", les boules fusent dans mon dos, sur mes bras, j'ai les cheveux mouillés, ça dégouline sur le front et sur les yeux, enfin sur les lunettes, j'y vois plus rien, y a de la buée, et là, cerise sur le gâteau, une boule de neige aterrit dans mon cou, se coince entre mon écharpe et mon cou, et, à leur contact, se réchauffe et se met à fondre... Bouhou !! JE DETESTE LA NEIGE ET LES BATAILLES !
 
2005/11/24

2 en 1

Ce petit billet pour te recommander la reprise par les Sex PIstols d'un grand classique : "My way". Parce que, primo, pendant l'intro, tu te marres et parce que secundo, avec la suite, t'as une pêche d'enfer !
 
2005/11/23

C'est quand le bonheur ?

Le bonheur, c'est quand tu rentres du travail et que ton homme est déjà là ; le bonheur, c'est quand il te dit que tu sors ce soir et qu'une copine est là pour garder tes enfants ; le bonheur, c'est quand tu lui donnes la main comme au bon vieux temps, celui où t'avais pas un boulet à chaque pied ; le bonheur, c'est quand, après avoir eu bien froid, tu te fonds dans la foule et tu reçois les sourires de l'artiste que t'es venu voir ; le bonheur, c'est quand tout le monde chante, quand il y a une surprise et qu'elle s'appelle Daniel Darc ; le bonheur, c'est quand le chanteur traverse la salle sur tes mains et celle des autres et qu'il ne parvient pas à quitter la scène.
Le bonheur, c'était hier, voilà.
2005/11/22

Les malentendus

Les malentendus, c'est terrible. Ça peut te gâcher ta journée, ton week-end, ta semaine et même ton année (mais là, autant dire que t'es un accro du boudin).

Mais revenons à nos malentendus.

Il existe, à ma connaissance, trois types de malentendus : le téléphonique, le situationnel et le visuel. Le premier, je peux t'en parler, j’ai pratiqué pour toi. Tu appelles l'être aimé qui se trouve à l'autre bout du monde - euh, enfin, de la France - et tu attends qu'il te rassure sur son amour pour toi... Mais ledit être aimé, qui n'est peut-être pas seul à ce moment-là, ne te déclare pas sa flamme, surtout devant du monde – et même si ce "monde", c'est juste Dédé ! Et puis, ton amoureux, il est peut-être occupé au moment où tu lui téléphones, auquel cas tu le déranges, et là, n’attends pas une parole affectueuse de sa part ! D'ailleurs, pour corroborer ce que je viens de te dire, cette parole ne vient pas ! Et alors... alors, te vlà partie à pleurer. Bah oui, déjà, parce que t'es une fille (un gars n'appelle pas sa nénette pour attendre d'elle des mots d'amour, il sait qu'ils vont couler à flots, hin hin) et que tu penses au pire : mais que peut-il bien faire et où (et avec qui) peut-il être pour te snober ainsi ?! Ah mais tu refuses d'être prise pour une cruche, tu veux des explications, tu veux qu'il se ressaisisse, il va te le dire qu'il t'aime, non de non ! Là, tu l'auras deviné : c'est l'engueulade, la prise de tête, c'est la fin. Et, de dépit, tu raccroches. Clac. Sans dire au revoir, sans envoyer de bisous, rien du tout. Non mais ! Quant à l'issue de cet épisode, eh bien, la voici : l'être chéri ne peut souffrir ce malentendu... ou bien n'apprécie pas de se faire traiter... Dans tous les cas, il rappelle, et si l'Amour est là, alors tout est bien qui finit bien.

Le deuxième malentendu, le situationnel, tu l'as vécu au moins une fois. Allez, fais un effort pour te souvenir... Tu fais irruption dans un bureau et tu surprends une conversation que tu n'aurais jamais du entendre... Parce que voilà, maintenant, t'en es malade. T'as entendu machin parler avec la génialissime bidule de rendez-vous, d'affection, tu as surpris des petits rires - terribles, les petits rires, pour susciter la suspicion - ou pire encore, un "chut"... Ha ! On veut te cacher quelque chose ! Eh bien, puisque c'est comme ça, tu vas les ignorer ces curés qui font des messes basses, cela ne t'empêchera pas de découvrir ce qu'ils te cachent les saligauds... Non mais ! Quant à l'issue de cet épisode, eh bien, les saligauds en question, ils riaient juste à la tête que tu ferais quand tu découvrirais la petite fête organisée en ton honneur et qui témoignerait de leur affection... Gloups.

Le troisième malentendu, celui là, il est rapide mais efficace.

Je t’imagine sur le trottoir, attendant patiemment pour traverser. Là, il te semble percevoir un "allez-y" dans les yeux du conducteur de la petite pigeot. Sauf que ce conducteur, ce n'est ni un regard engageant, ni même un sourire qu'il t'adresse, c'est juste qu'il est encore tout abruti de sa nuit. Et alors... quand tu traverses, il continue de rouler ! Aïe aïe aïe. Non mais ça va pas, hein ! Il est zinzin celui-là ! Faut pas prendre le volant quand on n'est pas réveillé ! Et alors, soit tu fais un grand bond sur le côté en tournant ton index sur la tempe pour lui signifier qu'il est fou, soit tu l'insultes, ça te fait du bien, t’évacues la grosse frousse que tu viens de te taper. Dans tous les cas, si tu peux faire ça, c'est que tu n'es pas mort. Car la morale de ce billet, c'est qu'on ne meurt pas d'un malentendu ! A bon entendeur, salut.
2005/11/21

Qui l'eut cru ?

Tu crées ton petit espace perso pour te rapprocher des tiens.
 
Oh ! Ce sera juste pour poster quelques photos... Peut-être écrire un billet de temps à autre pour donner des nouvelles... Mais pas plus. Tu n'es pas comme tous ces gagas de méméssène qui se ruent sur leur "site" dès qu'ils ont 2 minutes ! Faut pas délirer non plus, t'as pas que ça à faire.
 
Sauf que dans ta famille, seuls 2 pleupleus possèdent un ordinateur et que, comme ces 2 pleupleus habitent dans le trou du cul du monde, ils n'ont pas accès au haut débit et que les photos que tu postes, ils mettent un temps fou à les charger et abandonnent - vite fait bien fait - ton site... Et là, tu te dis que c'est trop bête, que tu ne vas pas laisser tomber ton espace après avoir passé autant de temps à le peaufiner !
 
Alors, tu continues à écrire des billets. Peut-être intéresseront-ils quelqu'un ? Et tu te prends au jeu. Il y a même des jours où t'es content de ce que tu as écrit, ça te met de bonne humeur, t'es heureux comme tout ! Et puis oui, ton compteur témoigne des visites sur ton blog et là, tu deviens accro : tu feras des billets, de plus en plus beaux, de plus en plus drôles et de plus en plus intelligents (enfin, faut pas pousser) et tu retiendras tes visiteurs.
 
Oui, je passe du temps sur mon site, et sur le tien, et sur quelques autres... Qui l'eut cru ???
 
 
 
 
2005/11/18

Dame pipi !

Tu crois que les hommes, seuls, peuvent se montrer dégoutants ? Eh bien j'ai la preuve du contraire, sous les yeux ! Enfin, sous le nez, ou bien les deux d'ailleurs... Les toilettes féminins de mon étage, après avoir été maculés, à plusieurs reprises, d'éclats de caca (ainsi que te le dirait ton ministre de l'Intérieur, n'hésitons pas à parler "vrai"), sont à présent régulièrement souillés de petites gouttes transparentes, qui ressemblent à de l'eau comme deux gouttes d'eau, sauf que ce n'est pas de l'eau... Ça colle. Je le sais, non parce que je me suis assise dessus - t'es fou, quelle horreur - mais parce que ça colle sous les chaussures. J'en déduis qu'il s'agit de pipi, de pipi clair parce que la personne boit beaucoup d'eau, donc prend soin de sa ligne, a certainement l'apparence d'une femme recommandable, sauf qu'elle fait ses besoins debout - pour ne pas poser ses royales fesses sur la cuvette - sans se préoccuper de l'état des toilettes communs après son passage. 

Si tu savais comme j'aimerais savoir qui se cache derrière - ou plutôt dessus - ces gouttelettes !!! Je lui collerais une honte, mon vieux, que la gredine scotcherait ensuite ses fesses à la lunette !  Grrrrr.

2005/11/17

Le fruit défendu

Je n’ai pas beaucoup de travail aujourd’hui. Alors j’ai tout le loisir de penser. Et sais-tu à quoi je pense ? A des choses défendues. Ah ! ah ! Petit pervers ! J’imagine déjà ton esprit qui s’égare… Non, non, moi, ce à quoi je pense, c’est à une bonne viennoiserie bien luisante, qui déborde de chocolat ou de crème aux amandes ! A une belle pâte à pain qui lève dans le four et qui répand une odeur alléchante de grillé… A de bonnes gaufres bien chaudes sur lesquelles se prélasse du chocolat… Soupir. Et si je te dis que je suis au régime, hein, que je ne peux que rêver des viennoiseries… Parce qu’y toucher, même seulement du bout des lèvres, ce serait renouer avec la tentation ? Et que mon estomac, quand il est tenté, eh bien il ne faut pas le chauffer longtemps avant qu'il craque. Arrgh. Pourquoi ne rêve-je pas de petits fagots d’haricots verts sur lit de carottes et d’épinards séchés ???

Ce gars-là, il est terrible !

Quand il arrive sur scène, les filles retiennent leur souffle (ce qui a pour effet de faire gonfler quelques poitrines et de faire céder les attaches des soutiens-gorge qui fusent alors sur la scène). Les moins « gonflées » se contentent de lancer des roses – rouges s’entend – et les plus « dégonflées » se disent qu’au prochain concert, elles aussi feront sauter leur « soutif », y a pas de raison. Les gars, eux, ouvrent grand leurs yeux et les laissent s’emplir du « phénomène » ; certains laissent même échapper un « waow » qui troue le baba. Car ce gars-là bénéficie d’une aura de sensualité développée à l’extrême. Et je n’emploie pas le terme d’« aura » de façon anodine : le spirituel occupe dans ses chansons et dans ses livres une place non négligeable… Ah ! Ah ! Tu disposes d’un premier indice : tu sais qu’il s’agit d’un chanteur ! Eh bien ce chanteur, il a un charme et un charisme tels que même Brad Pitt court se cacher dans la jungle avec Angelina Jolie pour ne pas paraître trop terne ! Mais... je poursuis, je ne tiens pas à ce que son charme occulte son talent… Ses apparitions sur scène sont rares mais te laissent un souvenir impérissable. Ce type-là dégage une énergie à en ridiculiser un Nanard marchant à la Wonder ! Certains te diront de sa voix qu’elle est envoûtante, ou bien nasillarde, d’autres qu’elle est grave, d’autres encore qu’elle est lancinante ; moi j’ai envie de te dire qu’elle est unique et que tu la reconnais entre mille ! Cet homme est une bête. Il a survécu à 13 overdoses (Ah ! Ah ! Je t’offre ici un deuxième indice !) et à la ségrégation opérée par l’industrie phonographique !!! Tu l’auras compris, je suis une inconditionnelle. Et si tu me connais, tu sais que ça constitue un super troisième indice. Tu as deviné de qui il s’agit ? Allez, je te le dis... Réponse : Nick Cave
2005/11/14

Et des chaussettes rouges et jaunes à petits pois

Je t'imagine déjà en train de chantonner ce petit air et te replonger dans tes souvenirs bien douillets, ceux où tu regardais Récré A2 le mercredi, après le foot ou la danse, en dégustant une grosse tartine de Nutella - si t'avais de la chance - ou de Fonutella - et t'avais de la chance quand même.
Stop là.
Je ne viens pas t'écrire un billet sur Dorothée ou ton enfance - peut-être une autre fois - mais je veux te faire part, et ce, presque un an après, d'un petit truc que je n'oublierai jamais. 
Fais donc marcher un peu ton imagination : tu rentres chez toi, ta journée de travail est terminée, il fait nuit et il gèle (nous sommes en plein mois de décembre). Tu aperçois sur ta droite, adossé à un mur, un homme à la rue. Jusqu'ici, rien d'extraordinaire, aucun effort particulier à fournir pour imaginer cette scène qui appartient à ton quotidien, me diras-tu.
Sauf que je ne saurais dire si, parce que c'était bientôt Noël ou parce que la journée avait été bonne ou encore parce que j'avais aperçu ses chevilles nues... Je n'ai pas passé mon chemin. Cet homme ne tendait pas la main, il était recroquevillé sur lui-même et se cachait le visage. Mettant de côté ma pudeur et la sienne, je lui ai dit que je pouvais le dépanner de mes chaussettes. Idée saugrenue, me diras-tu. Sauf que, contre toute attente, il a dit oui.
J'ai ôté à toute bombe ma vieille paire de doc' et me suis maudite : par pure coquetterie ce jour-là, j'avais occulté le froid et opté pour des mi-chaussettes blanches et rose... Tu t'en doutes, je n'étais pas très fière.
Cet échange fut rapide, certes, mais tellement chargé en émotions... De multiples questions ont toqué à mon encéphale et moult sentiments ont agité mes membres de frissons.
J'étais toujours à tenter de remettre ma tête en ordre lorsqu'une vieille dame noire, qui me suivait et qui avait assisté à la scène, me confia qu'un jour, quelqu'un avait agi ainsi et que, dans la nuit, Jésus lui était apparu. Tu parles d'une trouille !!! J'ai attendu Jésus toute la nuit avec angoisse - des fois qu'il ramènerait sa fraise - mais il n'est pas venu. Et si je te disais que depuis ce jour, je traîne une bonne paire de chaussettes - et pas rouges ni jaunes ni à petits pois - dans mon sac à main ?
2005/11/12

Un goûter d'anniversaire

Tout d'abord, tu le sais, ta journée commence tôt, tes enfants viennent te lever avant 8 heures et c'est tant mieux - tu positives - car tu as du pain sur la planche ou plutôt des gâteaux dans le four. Tu es content, tu sais tout ce que l'art de la pâtisserie peut apporter à ton enfant et tu sais aussi que ledit enfant est heureux de participer aux préparatifs de la fête.
Enfin, ça, c'est au début. Ca marche pour le premier gâteau et pour le gonflage des ballons. Après...
Après, c'est tout autre chose. Ton gamin devient fou au milieu de tous ces ballons, il ne pense qu'à une chose, c'est mettre un bon coup de pied dedans ! Quant à l'intérêt de battre à nouveau, jusqu'à épuisement de ses petites forces, des blancs d'oeufs pour les monter en neige... Tout simplement parce que le gâteau n'en sera que plus léger... Ne te fais pas d'illusion. Aucun intérêt.
Tu l'auras compris, tu continues les préparatifs tout seul ; tu t'affaires comme une petite fourmi, ou plutôt un mille-pattes, oui, parce qu'il y a tant de choses à préparer, à penser et à nettoyer que tu as l'impression d'avoir plusieurs paires de tout.
Et enfin arrive l'heure de la fête - je passe sur l'agitation qui règne dans ton appartement, là n'est pas le sujet - et celle du goûter : ne t'y trompe pas, tous les enfants qui sont là n'ont qu'une idée en tête, jouer avec les cadeaux déballés dans le plus grand des désordres, et ton super petit goûter, préparé avec... Amour... eh bien il te fait coucou, mais il gît lamentablement dans les assiettes...
2005/11/9

J'ai pô l'moral

Pfff.
C'est ptêt le ciel. C'est ptêt l'automne.
C'est ptêt les 4 ans du ptit dernier. Ou les dents de lait de Chloé.
C'est ptêt le climat social, le climat européen, international.
C'est ptêt le boulot.
C'est ptêt toi. C'est ptêt et sûrement moi.
Mais ouille ouille ouille, que c'est dur !
2005/11/7

Il y a quatre ans

Il y a quatre ans, c'était plutôt animé chez nous...
Il y a quatre ans, je ressemblais à une grosse baleine, mon ventre était animé de soubresauts pour le moins douloureux... et il fallait faire vite. Et là, je peux vous dire que j'ai regretté de ne pas avoir fait réviser la super5 (ah, les amortisseurs !)... et de ne pas avoir une Ferrari !
Il y a quatre ans, j'habitais à plus de 30 km d'un hôpital. Hôpital qui, il faut le dire, était en grève...
"Ne vous inquiétez pas", qu'ils avaient dit... "Tout se passera bien". Eh bien, oui, ça s'est passé. Mais pas si bien ! Tout d'abord, après avoir serré mes grosses fesses à chaque secousse sur 35 km, j'ai été refoulée de l'hôpital dans lequel j'étais inscrite pour être brancardée dans une clinique privée réquisitionnée pour l'occasion - péridurale exclue du voyage s'entend - Là, j'ai été accueillie par Pierre Richard (enfin, son sosie) et son assistante a pris mon ventre pour un trampoline ; j'ai entendu parler de cordon ombilical enroulé, de 4 kg, non de 4 kg 500 et...
Il y a quatre ans, notre petite famille s'est agrandie, notre petit Eliott est né !
 
2005/10/27

Wallace et GRRR...omit

Grrr. Je n'en puis plus. Je vais craquer.
Mais qu'est-ce qui nous a pris d'emmener les enfants au cinéma ?!!!
Ils ont été "touchés" par Wallace ou par Gromit et certainement même par les deux, car depuis, on colorie Wallace et Gromit, on joue à Wallace et Gromit, on regarde Wallace et Gromit, on parle de Wallace et Gromit et on cauchemarde même Wallace et Gromit...
Arrghhh... Au secours ! A l'aide !
2005/10/25

Vacances de la Toussaint, trop bien

Les vacances, c'est quand même chouette ! Même si tu ne fais rien de spécial, et surtout si tu ne fais rien, c'est trop bien !
2005/10/20

Vivre avec les morts

Sais-tu comment plomber une atmosphère ? J’ai testé pour toi. Aujourd’hui, à l’heure du déjeuner. Hihihi. J’ai ouvert la bouche et prononcé - Le - mot, celui qui commence par un « m » et qui finit par un « t », celui qui occupe une colonne entière dans ton Petit Larousse et dont la seule définition te fait frémir (je cite : « cessation complète et définitive de la vie »). Ce n’est pas un mot ordinaire, tu ne le retrouves pas dans les programmes politiques ni dans les manuels scolaires et encore moins au café du coin ! Ce mot, si tu l’entends, il entre par une oreille et tu le fais vite ressortir par l’autre, et si d’aventure tu le vois… Non, tu ne le vois pas parce que tu te débrouilles pour l’éviter. Ce mot, donc, t’évoque sans doute les citrouilles, les bonbons acidulés ou encore les serviettes en papier avec les jolis fantômes dessus – ce qui est toujours mieux, je te l’accorde, que l’image lugubre que tu pouvais en avoir avant le boum commercial d’Halloween en France, je m’explique : l’image du 2 novembre, fête de tous les Saints, parce qu’une fête pour les morts (oh zut, je l’ai dit !), ça ne peut être qu’une fête (tu parles d’une fête !) pour des saints… Mais fêtes-tu vraiment ceux que tu as perdus ? A mon avis, et tu sais qu’il peut être médiocre, dans notre société occidentale, on ne peut pas fêter les morts ; d’ailleurs, tout ce qui a trait avec eux revêt un aspect négatif : on va te parler des disparus, des regrettés, de ceux qui s’en sont allés, mais pas du gentil pépé qui dort au cimetière d’à côté ou encore du vilain voisin qui fait de l’engrais pour les plantes (oui, bon, ça va, humour humour)… Je déplore que le monde des morts et notre monde soient ainsi séparés. Je voudrais tant que la conception de la vie soit autre, que l’on puisse vivre avec nos morts, qu’on les intègre à notre quotidien et que la mort ne nous paraisse plus aussi sordide, aussi effrayante. Je voudrais me persuader que la mort est naturelle et que laisser ses proches derrière soi n’est pas si terrible. Euh, je crois que je viens de plomber mon blog, là.
2005/10/19

Soupir

Aujourd'hui, c'est pas simple. Je suis au bureau avec mes deux zozos et c'est pas facile... Je ne parle même pas du trajet où l'on s’est serré dans les transports et où personne n’a daigné se lever pour laisser un tout-petit s'asseoir et où tu as compris une fois de plus pourquoi la paix dans le monde, c'est pas gagné. Non, je te parle seulement du moment T où tu attaques ta journée et où tu aimerais prendre le temps d'appréhender les petits dossiers qui trônent sur ton bureau et où, au lieu de ça, tu entends :"J'veux un coloriage, c'est quand qu'on fait des écritures, j'ai faim, j'ai soif". Je te parle du moment T’ où le téléphone sonne et où ton interlocuteur perçoit que tu n’es pas tout seul dans ton bureau, j’imagine que tu vois pourquoi ? Et l’instant T’’ alors ? Celui-là, c’est le moment où ton chef te donne les consignes de la matinée et où tu lui tends les deux oreilles en gardant un sourire crispé parce qu’à l’autre bout du couloir, tu entends tes deux garnements qui se chamaillent, qui hurlent ou peut-être même qui pleurent Et n’oublions pas l’instant TT où tu saisis les deux amours de ta vie par le colback, où tu les soulèves de terre et où tu leur administres une bonne fessée en leur promettant une bonne punition… Mais qu’allais-je faire dans cette galère ?
2005/10/18

What a wonderful world

Je vais encore te parler de moi et de mon iPod (oui, je sais, j’aurais du écrire « mon iPod et moi », mais mon humeur d’aujourd’hui se refuse à me positionner derrière un objet, si brillant soit-il, voilà, c’est comme ça). Voici la question qui me turlupine : quand tu es branché sur ton baladeur, comment fais-tu pour rester sobre, alors que se bousculent dans tes oreilles moult notes de musique, moult assauts vocaux et moult suggestions à ton esprit ? Moi, par exemple, quand mon iPod diffuse un petit Louis (Armstrong) dans les écoutilles, je me vois déjà ouvrant la bouche, simulant des A des O des U des W, ouvrant grand mes bras au monde entier pour lui chanter qu’il est merveilleux (euh enfin, ça, c’est avant que mes yeux ne tombent sur une misère sans domicile, sur la Une du Monde ou encore sur la séparation de Nicolas et Cécilia). Quand j'entends de la bossa, j'imagine Rinette l’épicière plisser les yeux et avancer les lèvres en coeur, là, juste comme ça, et pourquoi pas trinquer des épaules, pour vivre pleinement « Amor Amor » ou « Besa Me Mucho »… Mais elle ne le fait pas. Et d’ailleurs, elle ne le fait jamais. Et moi non plus d'ailleurs. Pourquoi ?
2005/10/17

iDécalage

Je suis l’heureuse détentrice d’un iPod.

Un iPod tout beau, tout neuf, tout blanc, tout fin.

Depuis hier matin.

Et ce matin, après avoir chargé mon nouveau joujou de quelques morceaux de premier choix, j’ai profité du premier transport en commun de la semaine pour le tester. Tout d’abord, le temps du trajet s‘est passé, non pas au son lancinant du train, mais au rythme martelé d’un bon vieux rock’n roll des famines ! Ensuite, à la descente du train, il a bien fallu marcher au pas, au côté des autres roturiers de mon espèce, et ce fut très difficile parce que j’avais bien plus envie de sauter ou de courir ou encore de crier que de me faire toute discrète dans mes chaussures vernies. Enfin, ce fut encore plus délicat d’aller travailler après, car j’avais l’impression d’avoir quelque chose à cacher : en effet, lorsque j’ai franchi le pas de la porte du ministère, cela faisait bien quelques minutes que mon iPod « Anarchy in the UK » des Sex Pistols... Gloups.

 
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